Let's Dance to Joy Division

Let's Dance to Joy Division  ♫
> Photo du sax à mon chéri.

Nous avons tous des éléments de notre vie que l'on regrette, que nous aimerions oublier, voir effacés. On repense à un souvenir. L'aura qui régnait dans le passé et dont celui-ci s'était imprégné a aujourd'hui laissé place à l'amertume d'un moment dérisoire en soit, fatalement faux, grossièrement construit. Et on se sent horriblement ridicule d'avoir cru à ce bonheur en carton, à cette scène pourtant si mal jouée. On ouvre les yeux et l'on se rend compte que le costume que nous portions ce jour là était décalé, mal ajusté, encombrant. A la fin du dernier acte, votre propre fin. Et s'en suit un farouche malêtre, une haine profonde qui s'empare de vous. Incapable de se regarder dans une glace, on se met aussi à profondément haïr celui qui nous donnait la réplique, qui savait pertinemment que tout ceci était un jeu et qui le cachait bien. Les poings serrés, le corps tremblant, les yeux ruisselant de larmes amers, les lèvres pincées rouge sang, un cri étouffé, on souhaiterai jusqu'à voir crever cette foutu scène de théâtre et ce foutu costume qui nous colle à la peau. Et pourtant...

Pourtant un jour les points se déserrent, les tremblement cessent, le stock de larmes s'épuise, on déserrent la pression de la mâchoire et nos lèvres regagnent leur teinte habituelle, la gorge se dénoue... par fatigue surement. Posé en équilibre sur la branche d'un arbre, on regarde s'éloigner celui qui nous avait entrainé dans tout ceci et qui prend la main d'une autre en chemin, une autre que l'on connait bien. On ne pardonne pas, non, parce que l'on oubli rien. On tire seulement un trait...

Et l'on se met à apprécier celui qui a griffonné l'arbre avec ces branches qui nous retiennent. La nuit, on se met à regarder les étoiles, à chercher la grande ours ensemble. On monte à l'endroit le plus haut et l'on observe à l'horizon les petits points lumineux, preuves fragiles et tremblantes d'une vie animée au loin. Et le jour, on ri de le voir faire un tas d'acrobaties pour monter en Roméo par notre fenêtre. Il vous embrasse et confesse que cela faisait un moment qu'il avait envi de les goûter ces lèvres. En partant, il vous dit que vous allez lui manquer. Il imagine des débats qui révèleraient les points forts et les points faibles de chacun pour tester l'étendue de votre personnalité et de votre façon de penser qui l'intriguent. Il critique votre chambre typiquement fille et votre pc qui rame. Il vous dit que vous êtes belle et vous fait rire. On ne se tente pas à écrire à l'avance les prochaines scènes et les prochains actes de cette nouvelle comédie pour ne pas la voir tourner trop vite en tragédie. Tout est tellement plus simple si on décide de prendre les choses avec légèreté. Alors en attendant, on va se promener ensemble, il vous regarde en souriant, chantonne des trucs ringards et vous met des airs de musique pourris dans la tête... "Si tout simplement tu es content, envois 8 200 200"

J'te l'dis moi mon Jules chéri, ton arbre, t'aurais du le faire en grand sur le mur de a chambre
Jt'inférieur à trois.
SundayDiary
# Posté le lundi 07 juillet 2008 21:24
Modifié le lundi 07 juillet 2008 22:11

reinventing your exit

reinventing your exit ♫
L'avez-vous déjà ressenti ? C'est à mi chemin entre le vide et le trop plein. Ce n'est pas une douleur en vous mais vous, votre chaire qui devient douleur. C'est un espèce de malêtre qui ne cesse jamais. C'est avoir la nausée en permanence. Tout se fait en retenu, dans une constance qui la transforme en habitude.

Dans la douleur, il y a une certaine sensibilité qui s'installe à l'égare d'éléments dont on ne prend pas la peine de faire attention, que l'on ne remarque pas lorsque le bonheur dépose son filme fait de tout un tas de choses pathétiquement dégoulinantes de joie colorée sur vos yeux.

N'avez-vous jamais remarqué comme la lumière est belle le soir et que lorsque les rayons orangés traversent les carreaux de la fenêtre, une atmosphère chaude et paisible vous envahi tout entier et vous apaise inéluctablement ? N'avez-vous jamais été ébahi par la personnalité d'une personne, la façon dont elle se démarque par sa première parole prononcée des autres et qui fait que vous savez qu'il existe un lien unique entre elle et vous, ce genre de liens qui font grandir, évoluer, avancer ? N'avez-vous jamais ressenti toutes vos tripes remuer à l'écoute ou la lecture d'une quelconque œuvre littéraire dans laquelle les mots ont une puissance telle qu'elle en remplit tout votre être poreux jusqu'au débordement, au ruissellement d'une vérité qui semble être extraite de votre histoire même ? N'avez-vous jamais ressenti la musique, à un telle extrémité qu'elle en devient presque insupportable, qu'elle quadruple vos sens, passe par les ports de votre peau, pénètre dans chacune de vos molécules et résonne dans votre esprit à vous en donner le tournis, comme si l'émotion était trop grande pour être supportée par un seul homme ?
SundayDiary
# Posté le mardi 17 juin 2008 14:47
Modifié le dimanche 22 juin 2008 08:40

J'ai vomi dans mes cornflakes

Demain: Bac.
La vidéo s'imposait donc.



En ce moment j'ai la tête vide (ou bien trop pleine), alors mon blog n'avance pas vraiment.
J'ai comme un peu (bcp ?) d'amertume.
Je reviendrais surement après le Bac, après "tout ça".



En attendant...



"Plus tard, j'veux devenir astronaute"
# Posté le dimanche 15 juin 2008 15:08
Modifié le dimanche 15 juin 2008 15:27

Nothing Left To Lose

Nothing Left To Lose  ♫
.




JE L'AI RETROUVE =)


&
JE VOUS HAIS !
JE VOUS HAIS !
JE VOUS HAIS !
(les personnes en question se reconnaitront)







J. l'ermite :
Je sais à quoi t'es addict si t'es faite du même tonneau que moi: à la réflexion. Tu te poses sans arrêt des questions. Les moments ou t'arrives à stopper cette réflexion ambulante et incessante, c'est quand tu t'émerveilles. Mais n'as tu jamais enviée les simples d'esprits, maudit cette force qui te pousse encore et toujours à tacher de comprendre ce qui se passe autour de toi et les choses qui t'entourent, chercher à trouver une raison, une motivation à toute chose, sans même pouvoir au fond expliquer la chose ? Bref ce truc qui te donne l'impression de faire du sur place et qu'on aimerai bien jeté parfois, et rentrer dans la foule des ignorants et simples d'esprits, même si au fond on sait que c'est peut être la chose la plus précieuse que l'on possède.
=)

J. l'ermite:
sur ce je vais à mon interro
J. l'ermite :
et au fait, bonjour et bon p'tit déj
# Posté le lundi 19 mai 2008 14:12
Modifié le samedi 31 mai 2008 09:48

Can't Be Saved

Can't Be Saved ♫
Vouloir des rencontres. Etre trop timide. Se haïr. Monter le ton sans le vouloir. Etre subitement triste. Savoir vaguement la raison. Ne pas pouvoir dire pourquoi. Vouloir rester seule. Avoir besoin d'eux. Tenter de croire en soi. Ne pas réussir. Ecouter les compliments. Ne plus arriver à les recevoir. Avoir besoin de force pour réussir. Ne pas la trouver. Douter toujours. Mettre ses rêves en péril. Plier sous le poids de la tristesse. Fondre en larme devant tout le monde. Ne pas pouvoir leur expliquer. Ne pas vouloir se rendre à l'évidence. Etre mal. Sourire toujours. Comprendre trop bien le mot Mélancolie. Se lever tous les matins. Se coucher tous les soirs. Faire toujours le même trajet. Se perdre pourtant. Rêver douloureusement. Hurler en silence. Etre seule face à quelque chose de trop grand. Etre démasquée. Se confier difficilement. Ou bien mentir. Blesser. Etre blessée. Vouloir aller vite. Vivre les secondes comme des minutes, et les minutes comme des heures. Etre quelqu'un d'autre dans son propre corps. Ne pas se sentir à la hauteur. Chercher l'amour. En avoir peur. Chercher le bonheur. Ne vivre que le superficiel. Toucher le fond. Na pas savoir remonter. Manquer d'air. Manquer de tout. Sourire. Sourire encore. Sourire toujours. Ne pas vouloir admettre que tous va mal. Dire que tout va bien.

JE VAIS BIEN :)___________
Photo de Pauline. Année 2006/2007.
Cette année-là, tout était bien. J'étais encore moi.

SundayDiary
# Posté le vendredi 16 mai 2008 16:52
Modifié le dimanche 18 mai 2008 11:20