> Photo du sax à mon chéri.
Nous avons tous des éléments de notre vie que l'on regrette, que nous aimerions oublier, voir effacés. On repense à un souvenir. L'aura qui régnait dans le passé et dont celui-ci s'était imprégné a aujourd'hui laissé place à l'amertume d'un moment dérisoire en soit, fatalement faux, grossièrement construit. Et on se sent horriblement ridicule d'avoir cru à ce bonheur en carton, à cette scène pourtant si mal jouée. On ouvre les yeux et l'on se rend compte que le costume que nous portions ce jour là était décalé, mal ajusté, encombrant. A la fin du dernier acte, votre propre fin. Et s'en suit un farouche malêtre, une haine profonde qui s'empare de vous. Incapable de se regarder dans une glace, on se met aussi à profondément haïr celui qui nous donnait la réplique, qui savait pertinemment que tout ceci était un jeu et qui le cachait bien. Les poings serrés, le corps tremblant, les yeux ruisselant de larmes amers, les lèvres pincées rouge sang, un cri étouffé, on souhaiterai jusqu'à voir crever cette foutu scène de théâtre et ce foutu costume qui nous colle à la peau. Et pourtant...
Pourtant un jour les points se déserrent, les tremblement cessent, le stock de larmes s'épuise, on déserrent la pression de la mâchoire et nos lèvres regagnent leur teinte habituelle, la gorge se dénoue... par fatigue surement. Posé en équilibre sur la branche d'un arbre, on regarde s'éloigner celui qui nous avait entrainé dans tout ceci et qui prend la main d'une autre en chemin, une autre que l'on connait bien. On ne pardonne pas, non, parce que l'on oubli rien. On tire seulement un trait...
Et l'on se met à apprécier celui qui a griffonné l'arbre avec ces branches qui nous retiennent. La nuit, on se met à regarder les étoiles, à chercher la grande ours ensemble. On monte à l'endroit le plus haut et l'on observe à l'horizon les petits points lumineux, preuves fragiles et tremblantes d'une vie animée au loin. Et le jour, on ri de le voir faire un tas d'acrobaties pour monter en Roméo par notre fenêtre. Il vous embrasse et confesse que cela faisait un moment qu'il avait envi de les goûter ces lèvres. En partant, il vous dit que vous allez lui manquer. Il imagine des débats qui révèleraient les points forts et les points faibles de chacun pour tester l'étendue de votre personnalité et de votre façon de penser qui l'intriguent. Il critique votre chambre typiquement fille et votre pc qui rame. Il vous dit que vous êtes belle et vous fait rire. On ne se tente pas à écrire à l'avance les prochaines scènes et les prochains actes de cette nouvelle comédie pour ne pas la voir tourner trop vite en tragédie. Tout est tellement plus simple si on décide de prendre les choses avec légèreté. Alors en attendant, on va se promener ensemble, il vous regarde en souriant, chantonne des trucs ringards et vous met des airs de musique pourris dans la tête... "Si tout simplement tu es content, envois 8 200 200"
J'te l'dis moi mon Jules chéri, ton arbre, t'aurais du le faire en grand sur le mur de a chambre
Jt'inférieur à trois.
Jt'inférieur à trois.
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